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| Via Katlehong Dance |
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Durant les années soixante, le régime de l’Apartheid a déplacé de force une majorité de la population noire vers les townships, des zones d’habitats très précaires situées en périphérie des villes. Ces véritables réservoirs de chômage et de criminalité voient rapidement naître une nouvelle culture : le Pantsula.
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| Imbizo e Mazweni (une rencontre en dehors du pays…) |
VIA KATLEHONG DANCE invitent Christian Rizzo et Robyn Orlin
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| Toutes sortes de déserts |
Création en novembre 2007 au Théâtre de l’Onde
Espace culturel de Vélizy-Villacoublay
Chorégraphie : Christian Rizzo / Pièce pour 9 danseurs
Durée : 30 minutes
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« Lorsque la proposition de travailler en compagnie des Via Katlehong m’a été faite, je me suis empressé d’aller les voir sur scène.
Les premières minutes, je me suis posé beaucoup de questions quant à la pertinence de cette collaboration.
J’étais pris dans mes codes de lecture associés à une certaine scène contemporaine.
Mais très vite, leur énergie, tant dans la danse que dans la production sonore, s’est imposée. Au-delà de la forme que je voyais, c’est la notion de rituel, quasi-archaïque qui prenait le dessus, un rapport sans faille avec la prise du théâtre comme champ salutaire pour le vivant.
Je me suis ainsi rapproché.
L’envie alors de confronter mon univers à la fois abstrait et baroque avec leur désir de dire, la narration.
De prendre cette rencontre comme une nouvelle aventure, de repenser mon propre rapport à l’écriture scénique.
Un autre pan de mon imaginaire peut alors se mettre au travail pour tenter la friction de nos pratiques différentes de la danse, de notre regard sur le monde actuel. »
Christian Rizzo
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| Still life with homeless heaven and urban wounds… |
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Création en novembre 2007 au Théâtre de l’Onde –
Espace culturel de Vélizy-Villacoublay
Chorégraphie : Robyn Orlin
Pièce pour 9 danseurs
Durée envisagée : 30 minutes |
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« Pantsula… un mot qui nous ramène à l’Afrique du Sud des années 70, lorsqu’on appelait pantsula les personnes qui s’habillaient avec élégance et une certaine ostentation mais sans être trop guindées. C’est aussi une danse, le « pantsula jive », très en vogue dans les années 80 parmi les jeunes des townships. Plus qu’une manière de s’exprimer c’était une manière de vivre. Certains y ont vu une danse de claquette à l’africaine, chaloupée et coulante. Le mot zoulou pantsula signifie « se dandiner comme un canard, déambuler les fesses saillantes », c’est assez parlant…Pour moi, le pantsula est une expression spontanée de la vie qui traduit la violence latente de la culture sud-africaine … Elle concerne surtout les hommes, à la différence du kwaito qui est très prisé aussi bien par les hommes que par les femmes. Avec la compagnie Via Katlehong, nous chercherons à savoir comment cette forme de danse est devenue une expression politique dans les années 80 et comment, encore aujourd’hui, elle permet de comprendre le climat culturel et politique qui règne en Afrique du Sud. »
Robyn Orlin.
Co-production : Via Katlehong Dance, Maison des Arts de Créteil, Théâtre du Manège de Maubeuge, L'Onde, Espace Culturel de Vélizy-Villacoublay, Institut Français d'Afrique du Sud, Festival d'Automne à Paris, Le Séchoir à Saint Leu - La Réunion, Damien Valette prod.
Avec le soutien du département Afrique et Caraïbes en Créations de CulturesFrance-Ministère des Affaires étrangères.
Avec le soutien du Centre national de la danse - Pantin pour le prêt de studio.
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| Nkululeko - Celebrating 10 years of freedom in South Africa. |
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Pièce pour 9 danseurs
Chorégraphie : Via Katlehong Pantsula, Gumboot and Tap Dancers
Durée : 50 minutes
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La compagnie Via Katlehong Dance, menée par Buru Mohlabane, Vusi Mdoyi et Steven Faleni, est fondée en 1992 et tire son nom du township Katlehong dans l’East Rand, célèbre pour sa participation aux soulèvements dans les années quatre-vingts. Pour les membres de la compagnie, la danse représentait une alternative à la criminalité omniprésente. Ils métissent le Pantsula et les danses néo-traditionnelles comme le Steps et le Gumboots - exécuté par les mineurs avec leurs bottes de caoutchouc.
Les similitudes qui existent entre le Pantsula et le hip hop sont nombreuses. Les deux mouvements se veulent alternatifs à la violence, ils ont une mode, une musique, une danse et surtout un style de vie et de comportement. Leurs danses sont énergiques, généreuses, ludiques, on y retrouve autant la proximité de la danse zoulou que de la tape-dance.
Peu de groupes ont su, à l’instar de Via Katlehong, transposer sur scène l’énergie et le caractère contestataire de la danse Pantsula.
Avec la collaboration de l’Institut Français d’Afrique du Sud, le National Arts Council, le Recreation Sports Arts & Culture, le FNB Vita Dance Umbrella & Ekurhuleni Arts Forum & Gauteng Dance Manyano.
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| Woza |
Avec les danseurs de Via Katlehong Dance (distribution en cours)
Co-production (en cours) : Via Katlehong Dance, Johannesburg, Grand Théâtre du Luxembourg, Luxembourg, Damien Valette Prod, Paris.
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| Cette pièce rend hommage à la nature, aux bruits venus des arbres, du vent et des animaux, qui ont inspiré les musiques d'Afrique. Au bois, dans lequel on sculpte les instruments. Aux corps qui s'emparent des rythmes pour en faire une danse. Pour Via Katlehong, le mouvement de la danse naît du rythme et devient langage universel.
Treize artistes mêlent pantsula - danse urbaine des townships sud-africains -, gumboots - danse née dans les mines d'or - et danse contemporaine africaine, tout cela accompagné de musique live à base d'instruments sud-africains typiques, de chant et de tap-pantsula - combinaison de claquettes et de pantsula. Via Katlehong a créé une nouvelle forme de danse appelée mogaba, qui se caractérise par l'assemblage de mouvements énergiques, puissants et agressifs, faits de frappes des pieds et de claquements des mains, avec des voix puissantes et une rythmique endiablée.
Petite histoire de la pantsula
Dans les années soixante, le régime d'apartheid de l'Afrique du Sud organise le déplacement forcé de nombreuses populations noires pour les cantonner dans des ghettos aux abords des zones urbaines. Réservoirs de main-d'œuvre bon marché, les townships deviennent un lieu de misère, de chômage et de délinquance, mais aussi un espace de rencontre entre habitants des villes et des campagnes et le terreau d'une culture débordante, vive et joyeuse, la pantsula.
La pantsula, c'est tout à la fois un mouvement de mode, de musique et de danse, mais c'est surtout un véritable style de vie. La jeunesse rebelle des townships retrouve sa fierté dans ces concours où l'élégance la plus extravagante est associée à une danse inventive et débridée tout en étant minutieusement codée. La rue devient alors le théâtre où s'exprime l'angoisse et la joie, la crainte du lendemain et l'esprit de fraternité.
Dans la nouvelle Afrique du Sud, la danse a progressivement quitté les townships, avec sa musique d'accompagnement, le kwaito, pour se retrouver dans l'arène commerciale. Cette mercantilisation de la culture a mené à sa dilution et à une perte d'authenticité par rapport à l'esprit de survie qui lui a donné naissance. Seuls quelques groupes comme Via Katlehong, toujours basé dans un township, ont réussi à traduire sur scène la créativité, l'énergie pure et l'esprit de rébellion de la pantsula.
Le gumboots, dont le nom vient des bottes en caoutchouc que portaient les mineurs, a été créé au début des années cinquante pour faire la fête mais aussi en signe de protestation contre leurs conditions de vie. Via Katlehong l'a modernisé en l'associant aux claquettes, à la pantsula et à la musique traditionnelle.
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Christian Rizzo
Artiste pluridisciplinaire, ayant une formation d'art plastique, styliste, Christian Rizzo exerce diverses professions à Paris, monte un groupe de rock, lance une marque de vêtements avant de se tourner vers la danse, la performance et le théâtre dans les années 1990. Il développe des projets où se mêlent les arts visuels, la danse, la musique, le design et le stylisme et collabore avec des artistes de renom, dont Mathilde Monnier, pour laquelle il monte 'Face Nord' et 'Je ne vois pas la femme cachée dans la forêt'. Avec l'association Fragile, il crée 'Y'là', solo, en 1997. Il devient résident de l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Toulouse en 2003 et reçoit le Grand Prix de la Critique 2002-2003 palmarès danse/révélation chorégraphique, du syndicat professionnel de la critique dramatique et musicale. C.Rizzo est aussi créateur de costumes ainsi que de bandes-son pour les chorégraphies d'autres artistes, tels Hervé Robbes ou Véra Montero. Il participe activement à la saison 2006-2007 de la cinémathèque française et y présente plusieurs de ses créations cinématographiques inédites comme 'Fantômes et vanités'. Dans le cadre du Festival Montpellier danse 2007, Christian Rizzo chorégraphie 'L'association Fragile', spectacle issu d'une collaboration étroite avec le compositeur Gérome Nox.
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Robyn Orlin
Après avoir suivi à Londres des cours à l'Ecole de danse contemporaine, puis fait des études à l'Institut d'Art de Chicago de 1990 à 1995 où elle obtient son diplôme de professeur, Robyn Orlin danse pour la première fois à Johannesburg, sa ville natale, en 1980. On la surnomme en Afrique du Sud « l'irritation permanente ». Dans ses performances, elle mêle du texte, de la vidéo et de l'art plastique. Elle est à l'origine des représentations « If you can change the world, Change your curtains » en 1990, « Naked on a goat » en 1996, qui obtient le prix FNB Vita. On lui doit également "Daddy, I've seen this piece six times before and I still don't know why they're hurting each other" (1998), "F. (Untitled)" (2000)", We must eat our suckers with the wrapper on", pièce sur les ravages du SIDA en Afrique du Sud que l'on peut traduire par : " nous devons sucer nos bonbons avec leur emballage " (2001) et "This is not untitled" (2001), "Ski Fi Jenny" (2002), "Babysitting Caspar"(2002), Berlin, "The Babysitting series", Johannesburgh - South Africa (2004). En 2007, le Palais Garnier lui ouvre ses portes pour « L'Allegro, il penseroso ed il moderato », chorégraphie pour laquelle le chorégraphe s'est entouré de Philippe Laine pour le montage vidéo. |
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Nkululeko - Celebrating 10 years of freedom in South Africa
Libération, par Marie-Christine Vernay, 23 et 24 juillet 2005 - Extraits
(…) Nkululeko est un savant mélange de danses populaires africaines
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La Dépêche du midi
Métissage explosif de danses africaines, danses noires américaines, hip hop, une sorte de “South Side Story” bourrée d’énergie, d’une fraîcheur incandescente. Vif, coloré, viril, irrévérencieux, teinté d’humour, un sens inné de la scène.Les danseurs de la Via Katlehong Dance (moyenne d’âge 23 ans) déploient une fureur de vivre communicative.
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Sud Ouest, par Chantal Gibert, 11 décembre 2004 - Extraits
La pantsula, quelle énergie !
(…) C’était une belle découverte, les neuf danseurs font preuve d’une énergie incroyable. Ils n’arrêtent pas. Le spectacle, « Nkululeko », s’apparent au hip-hop, avec des influences de la tap-dance, des danses zulus et des mineurs sud-africains. Il est directement inspiré de la vie quotidienne, de ses joies et de ses drames. Fêtes débordantes de joie, rythmes marqués par les chants et les percussions, mais aussi émeutes et affrontements. De temps en temps, les danseurs y rajoutent des clins d’œil, parodies de comédies musicales.
Leur facilité, leur virtuosité corporelles, se doublent d’un plaisir de danser qui déclenche régulièrement des applaudissements. (…) à la fin, les danseurs sont allés chercher les jeunes qui étaient dans la salle et les ont invités à monter sur scène avec eux, et ont commencé à les initier à la pantsula. Sympa, non ?
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Respect magazine n° 5, par Chrystelle Carroy et Aurélien Desclozeaux
Une nuée de sifflements jaillit de la scène.
Un dialogue se noue entre les siffleurs-danseurs.
Leur vigueur est explosive, communicative.
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A la fois musique, chant et langage, le sifflement transcende la barrière des langues, que ce soit entre les onze communautés sud-africaines (Zoulous, Sothos, Afrikaners…) ou face au public francophone. Très vite, avec un décor et un éclairage réduits à leur plus simple expression, les pas de danse s’enchaînent. Les corps se disloquent, élastiques. Théâtralisée, un brin coquine, la gestuelle donne à voir. Elle est émotion. (…)
Avec Via Katlehong, c’est toute l’Afrique du Sud urbaine qui vibre sur scène. (…)
L’humour n’est jamais loin. Pas de temps mort. Le secret de la troupe ? « Donner toute son énergie et surtout, de la joie. Car même si la vie n’est pas facile, maintenant nous sommes libres, sourit Vusi Mdoyi. »
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La Feuille de Fleury-Férogis, par Patricia Lacan Martin, novembre 2004 - Extraits
(.) Energique et généreuse, le show de la compagnie Via Katlehong Dance récompensée à plusieurs reprises, « coupe le souffle » partout où il passe. A ne rater sous aucun prétexte !
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IMBIZO
Les danseurs sud-africains ont « mis le feu » au Vivat !
Avec Christian Rizzo puis Robyn Olin, la Cie Via Katlehong a donné deux facettes de son art généreux.
Les Via Katlehong on transmis au Vivat, bien rempli d’un public plutôt jeune, leur énergie incandescente. Sous la houlette de Christian Rizzo, les neuf danseurs ont décliné le Gumboots (danse avec les bottes) dans une version « rue d’ici » jusqu’à l’immobilité, un vrai défi ! Avec Robyn Orlin, leur compatriote, ils ont amené jusqu’à nous leur quartier de Johannesburg, avec leurs couleurs, leurs tissus, leur langage, leurs jeux et une de leurs préoccupations majeures, l’eau.
Une fois de plus, Robyn Orlin nous entraîne dans un tourbillon de vie colorée, métissé, avec un sens aigu du spectacle, de l’action et de ses enchaînements, multipliant les supports et les accessoires. Le public en redemandait.
A côté […] la version de Christian Rizzo […] faisait figure d’épure exigeante, prenant un peu à contre pied ces danseurs bourrées d’énergie […] Christian Rizzo a exploré des registres que ces danseurs n’ont peut-être pas l’habitude de travailler. Un peu déconcertante au début, cette pièce installe une émotion durable, exempte d’exubérance, mais empreinte de tendresse et d’humanité.
Catherine Quételard, La Voix du Nord, 18 janvier 2008
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Via Katlehong Dance // 2008
Du 3 au 10 juin 2008 Athis-Mons, France, Festival : workshop
Le 15 juin 2008 Tremblay-en-France, Théâtre de Tremblay : Présentation de saison
Du 2 au 5 juillet 2008 Amsterdam, Pays-Bas « Imbizo e Mazweni »
Le 13 juillet 2008 Vienne, Autriche, ImPuls Tanz festival « Nkululeko »
Du 14 au 18 juillet 2008 Vienne, Autriche, ImPuls Tanz festival : Workshop
Les 20 et 21 juillet 2008 Kalamata, Greece, Kalamata Dance Festival: « Imbizo e Mazweni »
Les 15 et 17 juillet 2008 Saint Leu, Ile de la Réunion, Le Séchoir : « Imbizo e Mazweni »
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